Je me sens mal. Un poids sur la conscience, une conscience déchirée entre deux réalités. Une que l'on veut fuire, l'autre que l'on veut modifier. Je suis incapable, je ressens chaque parcelle de mon corps vibrer au son d'une musique inaudible que l'oreille n'entendrait pas mais que l'âme comprendrait. Je suis malheureux, croire que je me complairais de cette situation est une chose peu probable.Apres plusieurs mois d'inactivité, je reprends la plume. Lisant Lambeaux de Juliet, je ne peux que penser à ces personnes, ces personnes trompées, blessées, coupables, trahies juste pendant une heure ou deux. Je m'invective.
J'ai mal. Que faire et que dire quand on aime ces personnes autant que l'on s'aime? Je ne sais que faire de ma conviction personnelle, de mon ressenti, de mes a priori, de mon amour pour L. ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je ne sais rien. Me voiler la face pour combien de temps encore? Me dire que "And the Life Went On" toutes les deux minutes ne pourra qu'accentuer mon mal être qui est s'est glissé intrinsèquement dans mon corps, jusqu'à ma quintessence. Je pourrais me dire que je suis innocent, que je n'ai fait que voir et subir, or je suis l'instigateur de ce subterfuge immonde, je me suis fait laisser faire par l'appat de cette chose inodore et sale. Comment leur dire à Elles, elles trois toute la vérité qui m'incombe?
Je suis pitoyable. Et pendant que ces larmes coulent sur mes joues, roulent, trébuchent, glissent, meurent dans le vide, je suis là, assis devant un écran, le regard vide, des frissons parcourant mon corps, un soupir, une bouche close, un frémissement de temps en temps, seuls ma respiration et le mouvement de mes doigts sur ce clavier indiquent que je suis vivant. Mon cerveau s'embrouille, ma pensée s'égare, mes yeux me brulent, mes levres tremblent, que faire? "Prenez tout, qu'il ne reste rien, pas même les quelques souvenirs qui nous liaient l'un à l'autre. Vos noms sont innommables; vos mensonges, nos plus beaux partages.
Vendez tout , au prix de notre ambition et des rêves enfantin crées de toute pièce, pour échapper à la peur de demain. Il n'y a plus rien à attendre, que la création de nouveaux horizons. Ainsi soit-il. " Je ne suis qu'un misérable, un homme, un adolescent, un enfant qui a voulu trop approcher le soleil, et qui tel un Icare est tombé en essuyant les tirs, les phrases, les verbes, les gestes, les coups de ses proches, de ses amis, de son amie, de sa quintessence. Comment lui dire tout ce que je ressens? Comment lui dire que je l'aime à en mourir? Comment, comment, comment? Tiraillé entre ces femmes.
Entre vérité et amitié, entre trahison et amour...La vie pourrait se résumer à tout cela à la fois. J'écris mes Confessions tel un Rousseau de bas étage, un Pascal de bas de gamme, un Chateaubriand de pacotille, j'écris et cela me fait du bien. Je ne sais comment clore cet article. Comment résoudre mes problèmes. Je ne vois qu'une seule solution. Je vous aime, amis, ennemis, familles, maîtresses...
*hell-ena pour le texte entre guillemets"On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute."
Je t'aime à en mourir ma Léa